Table des matières

Dernière mise à jour :

29/05/2008 13:46:50

- Introduction

 

- Historique du Vaisseau et

de son Constructeur

 

-La Monographie du Fleuron



---- Le Modélisme d'Arsenal

----- Lire un plan

----- Documents de Travail

---- Modélisme
d'Arsenal et 

Technologies du XXI
ème


 

-Etats
d'Avancements
  1. Mars 2007
  2. Juin 2007
  3. Juillet 2007
  4. Août 2007
  5. Septembre 2007
  6. Octobre 2007
  7. Décembre 2007
  8. Février 2008
  9. Mars 2008

 

  • ----- La Quille

 

  • ----- L'Arcasse

 

  • ----- Les Couples

 

  • ----- Les Allonges d'Ecubiers

 

  • ---- Les Sculptures


-----

Les Ateliers & Outillages


-----

Trucs & Astuces

Les Liens Intéressants 

-----Nous contacter

-----Le Livre D'Or

-----Statistiques

 

 

 

 

 

 

 

 


L'ABC de Comment lire un Plan d'une Monographie d'Arsenal
 


 

Pour le Modéliste qui est habitué à réaliser des Kits, la lecture des plans d'une Monographie d'Arsenal, peu paraitre complexe.

Les Monographies dessinées par G.Delacroix sont différentes de celles de J.Boudriot.

Ci dessus la représentation des lignes d'un couple de G.Delacroix

Envoyé par notre Membre du forum , Danny (les photos ne demandent pas plus d'explications):

Avant toute chose, quelles sont les informations que nous délivrent les plans pour la réalisation de la coque.

Vue des couples :

A droite de l'axe, les demi-couples avant (1, 2,et 3) et à gauche les demi-couples arrières (3, 4 et 5). Le couple n°3 est le maître couple et est tracé en entier. Sur ce croquis, nous avons 5 couples et le tracé du tableau arrière (non numéroté). De chaque coté de l'axe, nous avons l'épaisseur de la quille. Cette vue nous permet de réaliser les couples en bois pour une ossature de bateau ou les gabarits de contrôle en carton pour une coque en plaque.

Vue de profil :

Elle nous précise à quelle niveau la coupe des lignes d'eau (I, II, III et IV) est réalisée. Cette vue nous donne aussi le tracé de la quille et la tonture du pont. Elle nous indique où placer les couples (1, 2, 3, 4 et 5) sur la quille.

Vue de dessus :

Elle a d'un coté les lignes d'eau (I, II, III et IV) c'est à dire le contour de la coque suivant une coupe horizontale et les emplacements des couples et l'épaisseur de la quille. De l'autre les détails du pont.

Les détails du pont nous révèle l'emplacement des roufs, claire-voies, mâts, canons, etc. Tout ce qui constitue l'aménagement du pont. D'autres vues de ponts en profils ainsi que certains détails seront grossis ou mis en encadrés pour plus d'information. Les plans seront complétés par les plans des mâts et du gréement du navire.

La membrure d'un Vaisseau "x" est composée de 64 couples. Le gabarit de chaque

couple est dessiné sur les plans. De même, les informations nécessaires à leur construction sont données dans les commentaires qui font partie de la monographie.

La préparation et la construction des couples peuvent être effectuées en suivant plusieurs techniques. Certaines de ces techniques ont été identifiées préalablement. Le nombre de couples étant assez important (64), cette étape semblera quelque peu laborieuse

mais dès que les couples seront assemblés et installés (même temporairement) il sera possible d’apprécier le volume de la coque et de se féliciter pour le travail accompli.

Cette section aura donc pour but d’examiner les couples avec une interprétation détaillée du contenu des plans relatifs aux gabarits et par la présentation de quelques techniques utilisées pour leur construction.

Photo : Représentation des couples sur les plans un extrait tiré d’une des planches

   

 

 Mais encore faut-il savoir comment lire les plans (bien différents des Kits)

1) Identification individuelle des couples

La représentation géométrique des gabarits permet l’identification de

toutes les informations nécessaires à la construction de chaque couple:

A) les deux épaisseurs,

B) la composition du couple avec la détermination de chaque éléments qui appartiennent à chaque épaisseur ,

C) le profil du couple complet à l’inclusion du biais ou biseau (équerrage)

qui devra, dans certains cas être taillé avant la mise en place permanente

du couple sur la quille.........

A) Les deux épaisseurs et les lignes qui les représentent (lignes qui

suivent le contour du gabarit de couple):

Sur les gabarits nous constatons 6 lignes qui donnent une illusion de

perspective. Ces lignes; 4 solides et 2 en pointillées sont interprétées

de la manière suivante (en partant des lignes extérieures )........

les solides:

1 - Ligne qui représente l’arrête extérieure de la face avant du couple.

2 - ligne qui représente l’arrête intérieure de la face avant du couple.

3 - ligne qui représente le joint entre les deux épaisseurs (avant et

arrière) vues du côté intérieur du couple.

4 - Ligne qui représente l’arrête intérieure de la face arrière du couple.

À noter que toutes les lignes identifient les arêtes et joints visibles en

faisant face au couple en créant une vue non transparente du couple

assemblé.

 

Les pointillées:

(en partant également de l’extérieur du couple)

1 - Ligne qui représente le joint entre l’épaisseur avant et arrière du couple. Cette

ligne est donc cachée de l’observateur.

2 - Ligne qui représente l’arrête extérieure de la face arrière du couple et qui est

également cachée

Il est bien-sûr nécessaire d’indiquer que quelque soit le couple, ces données sont

constantes. Que le couple est un biseau (biais) ou non, la représentation suit la

même structure. La seule différence étant que si le couple ne présente pas de biais

entre les deux épaisseurs, les arêtes cachées correspondent aux arêtes visibles et

sont donc confondues avec les lignes solides.

 

Il est nécessaire de rappeler que la face la plus proche de l’observateur est toujours

appelée la face avant du couple et ne correspond pas à l’orientation du couple sur

la quille ou à la direction du navire en général. Dans ces termes, la face avant ou

arrière n’est donc que théorique.

Sur la photo du haut, nous noterons que les lignes perpendiculaires aux lignes qui

forment le contour du couple sont également dessinées en solide ou pointillé. Ces

lignes représentent les joints visibles (solides) ou cachés (pointillés) entre les

éléments qui constituent les deux épaisseurs.

Pour résumer:

- les arêtes ou joints visibles apparaissent en lignes solides

- les arêtes ou joints cachées apparaissent en pointillées.

2) Identification des deux épaisseurs

 

Vue des lignes en gros plan...

Les différents éléments qui constituent un couple....

 Vues de détails....

Les joints entre les différents éléments sont identifiés sur chaque gabarit par les lignes perpendiculaires aux lignes de contour et comme indiqué précédemment; en lignes solides pour les joints visibles (face avant) ou lignes pointillées pour les joints cachés (face arrière). 

La Photo montre en détail la varangue et la demi varangue du couple 14 situé sur l’avant de la membrure. Ce couple est donc un couple de remplissage. La varangue étant identifiée par des lignes solides (donc visible par l’observateur), elle fait donc partie de la face avant du couple et sera orientée vers le centre du navire ou du maitre couple avant identifié 28Mav. Les couples ainsi formés constituent la majeure

partie de la membrure Sur cette photo

nous remarquons les deux demifourcats dont l’axe central (joint) est indiqué avec une

ligne verticale (solide) et les joints entre les oreillers avec leurs lignes horizontales (pointillées).

Pour les autres éléments qui font parties de chaque couple et qui apparaissent sur les gabarits:

- les entailles à découper dans la face supérieure des demi-varangues serviront à l’encastrement de la carlingue.

- les petites entailles carrées qui apparaissent dans les côtés des fourcats ainsi que dans la face inférieure des varangues correspondent au canal des anguillères.

Il est à noter que ces entailles ne sont montrées que sur les couples de levé mais sont en fait un élément de chaque couple.

Petite précision à propos du canal des anguillères; la découpe de ces entailles ne sera pas faite lors de la construction des couples mais plus tard; une fois que la membrure aura été assemblée.

En conclusion.....

La compréhension des plans sur le sujet des couples doit être considérer comme une étude sérieuse. Une lecture approfondit de la monographie ainsi qu’un sérieux examen des planches doivent être effectués.

 Il faut remarquer que pour une étude complète de la charpente dont les couples sont une partie majeure il est nécessaire de prendre référence et considérer l’ensemble des planches relatives à la construction de ces éléments.

Tous ces éléments sont liés les uns aux autres et il en est de même pour chaque étape.

Cette étude peut par moments apparaître compliquée; les plans montrent un grand nombre de lignes, un grand nombre d’informations.

Comme indiqué au début de cette section, il existe un nombre de techniques pour la fabrication des couples et les pages suivantes n’auront que le but de présenter en détail la technique que j’utilise.

Ceci ne devrait en aucun cas être considérée comme étant la plus pratique ou plus adaptée à cette étape.

 

couple construit.....

Les Couples

Évaluation des besoins en bois

La première étape dans la construction des couples consiste à évaluer les besoins en bois qui sera nécessaire à leur réalisation. Là encore, les méthodes sont certainement variées. Il faut se rappeler que chaque couple est composé de deux épaisseurs, il faut donc ne prendre compte que de l’une de ces épaisseurs pour le débitage.

Voici donc une de ces techniques...........

Première étape:

Choisir un des maître-couples et tracer les éléments qui le composent sur une feuille de

papier calque. Ensuite, reproduire et arranger ces éléments sur une feuille de papier

correspondant à la dimension (largeur) des planchettes qui seront utilisées. Si les

planchettes sont déjà disponibles la reproduction et l’arrangement sont fait directement

sur une planchette.

Cette étape peut également être menée d’une manière quelque peu différente; photocopie

des gabarits, découpe, mise en place précise et collage des pièces directement sur la

planchette.

À noter, seules les parties qui constituent une des deux épaisseurs sont tracées (Photo 8).

Deuxième étape:

Mesure linéaire de la surface qui représente les éléments tracés dans la première étape.

L’image sur la droite montre l’arrangement de ces éléments.

Troisième étape:

Multiplier le résultat par le nombre de couples à fabriquer. Dans ce cas 64, puis

multiplier par deux pour obtenir les quantités pour deux épaisseurs. Ajouter environ

20% par mesure de sécurité au cas où des erreurs seraient commises pendant les

opérations de construction. Il faut également prévoir un surplus selon la qualité des

planchettes qui seront débitées; nœuds, fentes et autres surfaces inutilisables.

À noter qu’il est possible d’économiser une certaine quantité de bois en utilisant une

technique de traçage des couples en séries car en fin de compte la forme des éléments

individuels des couples, varangues, demi-varangues, demi-fourcats, genoux et les nombreuses allonges est semblable de couple en couple. Un arrangement réfléchi des pièces pourra donc permettre de les regrouper.

L’important est de prévoir assez de planchettes pour la totalité des couples, surtout pour le modéliste qui n’est pas équipé pour effectuer son propre débitage et qui doit ou devra passer une commande auprès d’un fournisseur. Il est bon de rappeler que les dimensions nécessaires à la construction de toutes pièces ne sont que très rarement (sinon jamais) disponible dans le commerce.

À noter qu’il est possible d’économiser une certaine quantité de bois en utilisant une

technique de traçage des couples en séries car en fin de compte la forme des éléments

individuels des couples, varangues, demi-varangues, demi-fourcats, genoux et les nombreuses allonges est semblable de couple en couple. Un arrangement réfléchi des pièces pourra donc permettre de les regrouper.

L’important est de prévoir assez de planchettes pour la totalité des couples, surtout pour le modéliste qui n’est pas équipé pour effectuer son propre débitage et qui doit ou devra passer une commande auprès d’un fournisseur. Il est bon de rappeler que les

dimensions nécessaires à la construction de toutes pièces ne sont que très rarement (sinon jamais) disponible dans le commerce.

Construction

Traçage:

Cette opération est effectuée sur papier calque .

 Le traçage des éléments individuels est une représentation du couple dans ses plus grandes dimensions. Pour le moment, nous nous occupons de transférer seulement trois lignes de contour relatives à ces dimensions, et les lignes qui représentent tous les joints. Les lignes de contour sont les suivantes: La ligne extérieure de la face avant, la ligne intérieure de la face avant et la ligne intérieure de la face arrière. Trois lignes solides qui délimitent le couple dans sa plus grande largeur.

Comme il faut déjà penser au biais (biseau ) qui apparaît sur le couple, l’espace entre la ligne intérieure de la face avant et la ligne intérieure de la face arrière indique l’angle du biais qui devra éventuellement être poncé.

Comme indiqué au début de cette section ”La lecture des plans" les lignes perpendiculaires aux lignes de contour représentent les joints entre les différentes pièces qui forment le couple. Il est à noter que les allonges ont été prolongées par environ deux centimètres

par rapport au gabarit original. Cette extension sera utilisée lors de la mise en place finale des couples sur la quille, mais nous en dirons plus à ce sujet dans un des chapitres à venir

lors de l’installation permanente des couples sur la quille…

Toutes les lignes tracées sur cette image permettent la fabrication d’un couple complet. Les deux épaisseurs seront donc

découpées suivant ce gabarit. À ce stade certains voudront annoter

les joints entre les différentes parties pour être sûrs que les pièces

découpées appartiennent à la bonne épaisseur. Encore une fois, les

joints en lignes solides pour la face (épaisseur) avant et les lignes

pointillées pour la face arrière. Sur cette image, les deux épaisseurs

sont identifiées à l’aide de lignes qui apparaissent plus longue

pour l’épaisseur arrière. Le marquage des joints peut certainement

être effectué autrement; lettre, chiffre, etc..... Ou simplement en

faisant attention; surtout au début de la construction. Après

quelques couples, cette opération devient rapidement automatique

et ne devrait présenter aucun problème.

Si le modéliste choisit une approche de traçage et découpage en

séries (plusieurs couples à la fois) il lui est également nécessaire de

bien identifier toutes les pièces en indiquant bien sûr le numéro du

couple ainsi que les informations concernant l’épaisseur à laquelle

appartient telle ou telle pièce.

En ce qui me concerne, le gabarit de chaque pièce est tracé sur papier calque directement à partir du plan (gabarit) original. Ce premier tracé est effectué en utilisant un crayon à mine fine et dure (6H marche très bien). Le deuxième tracé sur le verso du papier

calque est effectué au crayon à mine fine ; mais grasse (HB ou plus gras).

À ce point il faut bien sûr noter que cette étape peut être effectuée avec l’utilisation

d’autres techniques.......... par exemple:

Gérard Delacroix: ” une autre méthode consiste à photocopier le gabarit du couple sur

un papier un peu fort, de découper précisément au bord (avec la pratique on y arrive

très bien au cutter) puis à reporter ensuite le gabarit de chaque élément du couple sur la

planchette”.

Patrice Guenon: “la photocopie du couple est découpée en séparant tous les éléments

puis collée sur la planchette. Les pièces sont ensuite découpées à la scie autour des

traits”.

Les différents éléments formant le couple sont donc reportés sur une planchette de

bonne épaisseur. Quelle que soit la technique de reproduction sur le bois, les pièces

doivent être arrangées de façon à économiser au mieux la surface nécessaire, d’où peut

être l'intérêt (pour certains modélistes) de tracer ou arranger plusieurs couples à la fois;

la forme des éléments étant semblable de couple en couple cela permet également de

dégager deux pièces en une coupe.

Pour ma part je travaille de couple en couple pour éviter de passer trop de temps au

traçage, à la découpe et à l’assemblage des couples en séries. Cela me permet de me

concentrer sur la tâche à réaliser sans succomber à une monotonie qui pourrait me

mener à des erreurs. En travaillant de cette manière il m’est également possible de

mettre au point une rotation de couple en couple; du traçage au collage; pendant le

séchage je peux commencer sur un autre couple.........

 

: Couple tracé sur papier calque et sur

la planchette  dont les éléments ont été tracés sur une planchette d’épaisseur appropriée....

La découpe

Cette opération peut être effectuée avec l’utilisation de différents outils; scie à chantourner ou scie manuelle. Ces deux outils font très bien l’affaire. La règle générale est de pratiquer la découpe en laissant un ou deux millimètres de plus sur le contour de chaque

pièce.

À ce point et en préparation pour la prochaine étape, les pièces découpées ont besoin d’un petit nettoyage. La scie aura laissé des petits copeaux attachés sur l’arrête inférieure de chaque partie.

. Ceux-ci doivent être enlevés (poncé à la main) afin d’obtenir une surface parfaitement plate.

Préparation des joints entre les différents éléments

Pour le moment seules les lignes qui représentent les joints entre les pièces doivent

être précisément poncées. Cette opération est généralement accomplie à l’aide d’une

ponceuse électrique à disque, mais n’est également pas limitée à cet outil.

L’important est bien sûr d’obtenir une surface plane et d’équerre (angle de 90 degrés)

pour assurer une très bonne mise en place lors de l’assemblage.

 les pièces découpées ........

Il est à noter que le ponçage des arêtes (le contour longitudinal mis à part les joints entre les éléments) n’est qu’une option à ce point. S’il est choisi de le faire maintenant, il

aura été nécessaire de laisser un peu plus de deux millimètres de marge par rapport à la ligne de contour. En effet le couple peut être assemblé sans avoir exécuté cette opération.

En fin de compte, lors de l’assemblage, se sont les lignes de contour qui sont importantes pour l’alignement et non les arrêtes de la pièce découpée.

Ceci est donc matière de choix de la part du modéliste.

Encore une fois, le modéliste travaille selon la technique qui lui convient le mieux...

Assemblage

Cette étape doit être réalisée assez rapidement et avec précision.

Après avoir poncé les joints entre les différents éléments, il est temps d’effectuer l’assemblage des couples; éléments par éléments.

Le gabarit utilisé comme guide pendant cette opération peut être tracé sur une autre feuille de papier calque ou peut tout simplement être le gabarit original (la planche originale des plans). Si le gabarit original est choisi, il faudra bien sûr le protéger; ce qui peut être fait avec une feuille de papier calque vierge maintenue en place pour éviter tout mouvement.

Les images ci-dessous représentent quelques étapes effectuées lors de l’assemblage.

L'important étant de continuer à ajouter les éléments les uns aux autres, d’épaisseur en

épaisseur pour obtenir un couple complet.

Les éléments sont bien sûr ajoutés alternativement d’une épaisseur à l’autre et d’un côté à l’autre (bâbord - tribord) en faisant attention à l’alignement des pièces avec le gabarit. Si les joints ont été poncés correctement, les lignes de contour devraient correspondre

les unes aux autres. Une fois assemblé, le tout est recouvert d’un poids (des carreaux de vitre dans ce cas) et mit de côté pour séchage de la colle.

Le verre étant choisi pour la simple raison qu’il est parfaitement plat.

Équerrage

Comme indiqué auparavant, le contour du couple a été élargi de 1, 2 millimètres ou plus lors de la découpe. Il est donc temps de réduire ce surplus de bois. Cette opération

peut être appeler; équerrage du couple...

La colle ayant séché, le couple est ensuite poncé pour rendre les arêtes du couple assemblées à l’équerre (angle droit). Cette étape doit être effectuée en faisant attention

d’obtenir un espace constant entre la ligne marquée et l’arrête poncée; 0.5 à 1 millimètre sera suffisant. Le ponçage est effectué au disque, avec un outil rotatif genre Dremel ou un combiné des deux. Le disque pour les sections extérieures et le rotatif pour les

sections intérieures des courbes qui sont difficiles à poncer avec le plat du disque.

Cet équerrage est important car le ponçage fait partie de la préparation du couple pour l’étape suivante; la découpe ou mise en forme du biais (biseau) pour les couples qui en auront besoin.

Une note au sujet du biais: certains modélistes garderont le couple à l’équerre jusqu’au ponçage final de la coque.

Quelques vues de détail des étapes dans

l’assemblage

Préparation des biais.

Il est important de noter que pratiquement tous les couples seront

biseautés. Comme indiqué auparavant, ce biseau (biais) est

dépendant de la localisation du couple par rapport à l’ensemble de

la membrure. Plus le couple est positionné à l’avant ou arrière du

navire plus le biais est prononcé. Chaque gabarit montre clairement

ces biais.

Le contour du couple montré dans les photos

a été tracé en tenant compte des lignes solides (arêtes visibles par

l’observateur); 1) arête extérieure de la face avant, 2) arête intérieure de la face avant et 3) arête intérieure de la face arrière. La différence entre 2) et 3) représente donc le biais intérieur.

À ce point il est nécessaire de se rappeler que l’observateur fait face à la face avant de chaque gabarit. Il en découle donc que le biais intérieur de chaque couple est représenté en ligne solide expliqué par 1), 2) et 3) plus haut. Tous les couples sont donc

assemblés avec le biais intérieur tracé.

Important: La plus part, sinon tous les couples ont un biais. Cependant, seuls les couples avec un biais prononcé seront travaillés de cette manière. En effet, le biais étant généralement minime, il pourra être formé lors du ponçage final de la membrure.

 

Le biais intérieur étant déjà tracé sur le couple assemblé, il est maintenant possible de transférer les lignes nécessaires pour la représentation du biais extérieur. Pour cela il faut retourner au gabarit original.

Les lignes à tracer sont les suivantes:

1) ligne correspondante à l’arête extérieure de la face avant du couple. Cette ligne est également présente sur la face avant.

2) la ligne qui correspond à l’arête extérieure de la face arrière du couple. Cette ligne est représentée sur le plan par la ligne

pointillée placée le plus à l’intérieur.

À noter que pour la définition du biais, les lignes de référence du joint entre les deux épaisseurs ne sont pas utilisées.

 

, une vue sur le couple et la ligne qui représente le biais extérieur sur le couple. On remarque que ce tracé est effectué sur le verso de la face arrière du couple. Il

s’agit ici du couple 4 dont le biais est assez prononcé.

l’utilisation des joints entre les allonges pour l’alignement de la ligne du biais avec le couple.

Le couple est maintenant prêt à être poncé pour la mise en forme du biais.

La partie représentée du côté extérieur du couple jusqu’à la ligne doit être

enlevée en suivant l’angle formé avec le côté extérieur qui reste caché. Encore une

fois, cette vue représente le verso de la face arrière du couple.......

 

Pour compléter la reproduction du biais extérieur sur le couple, il est nécessaire d’inclure quelques points de référence sur le tracé. Les joints entre les allonges et la ligne centrale du pied du couple sont très utiles.

Le transfert des lignes

 

 tracées,, peut

maintenant être effectué sur la face arrière du couple assemblé.

Les points de repère sont alignés. Le papier calque est légèrement

collé avec une colle en bâton. Les lignes sont prêtes à être transférées. En faisant attention, la feuille de papier ne devrait pas bouger. Dès que les lignes sont reproduites, le papier peut être décollé.

 Le biais tracé.

À noter: l’extension des allonges...

Autres techniques pour le traçage du biais

1) Tout d’abord une technique qui est semblable à celle décrite dans les pages précédentes:

Le tracé du biais extérieur sur la face arrière peut être fait lors de l’assemblage du couple, donc en même temps que celui de la face avant. Le gabarit comprenant les lignes nécessaires peut être celui qui est utilisé pour l’alignement des différentes pièces formant

le couple. Il suffit donc d’aligner les pièces sur le gabarit et de les coller légèrement à l’aide d’une colle en bâton. Le couple étant construit comme vue sur le plan, l’épaisseur qui est posée sur le gabarit est celle de la face arrière. Une fois le couple assemblé, le gabarit en papier peut être décollé. Les lignes seront ainsi automatiquement reproduites sur le couple (face arrière).

Cette méthode est très simple...

Les gabarits (photo copies) qui ont servi à la découpe conservés pendant l'assemblage. J'ai donc une copie du couple sur chaque face.

 

La mise en forme du biais

Une fois le biais déterminé sur la face avant et arrière, la mise en forme est simple. La taille du biais peut être bien sûr effectuée à l’aide de limes, outils rotatifs genre Dremel ou autres. Il faut se rappeler qu’au départ de la construction les couples sont assemblés

avec environ 0.5 mm de matériel en surplus. La quantité de surplus étant du choix du modéliste, l’important est encore une fois d’être constant de couple en couple. Comme indiqué précédemment, le biais n’est pas pratiqué sur tous les couples (pour le moment) mais principalement sur ceux dont le biais est prononcé; les couples avants et arrières.

Pour ces couples, la taille du biais devra donc suivre le montant de surplus laissé sur les couples qui seront laissés à l’équerre jusqu’au ponçage final de la membrure.

La forme définitive de la coque n’est achevée que lors de ce dernier ponçage.

: