
Pour le Modéliste qui est habitué
à réaliser des Kits, la lecture des plans d'une
Monographie d'Arsenal, peu paraitre complexe.
Les Monographies dessinées par G.Delacroix sont
différentes de celles de J.Boudriot.
Ci dessus la
représentation des lignes d'un couple de
G.Delacroix
Envoyé par notre Membre du forum , Danny (les
photos ne demandent pas plus d'explications):


Avant toute chose, quelles sont
les informations que nous délivrent les plans
pour la réalisation de la coque.

Vue des couples :
A droite de l'axe, les
demi-couples avant (1, 2,et 3) et à gauche les
demi-couples arrières (3, 4 et 5). Le couple n°3
est le maître couple et est tracé en entier. Sur
ce croquis, nous avons 5 couples et le tracé du
tableau arrière (non numéroté). De chaque coté
de l'axe, nous avons l'épaisseur de la quille.
Cette vue nous permet de réaliser les couples en
bois pour une ossature de bateau ou les gabarits
de contrôle en carton pour une coque en plaque.
Vue de profil :
Elle nous précise à quelle
niveau la coupe des lignes d'eau (I, II, III et
IV) est réalisée. Cette vue nous donne aussi le
tracé de la quille et la tonture du pont. Elle
nous indique où placer les couples (1, 2, 3, 4
et 5) sur la quille.
Vue de dessus :
Elle a d'un coté les lignes
d'eau (I, II, III et IV) c'est à dire le contour
de la coque suivant une coupe horizontale et les
emplacements des couples et l'épaisseur de la
quille. De l'autre les détails du pont.
Les détails du pont nous
révèle l'emplacement des roufs, claire-voies,
mâts, canons, etc. Tout ce qui constitue
l'aménagement du pont. D'autres vues de ponts en
profils ainsi que certains détails seront
grossis ou mis en encadrés pour plus
d'information. Les plans seront complétés par
les plans des mâts et du gréement du navire.
La membrure d'un Vaisseau "x"
est composée de 64 couples. Le gabarit de chaque
couple est dessiné sur les
plans. De même, les informations nécessaires à
leur construction sont données dans les
commentaires qui font partie de la monographie.
La préparation et la
construction des couples peuvent être effectuées
en suivant plusieurs techniques. Certaines de
ces techniques ont été identifiées
préalablement. Le nombre de couples étant assez
important (64), cette étape semblera quelque peu
laborieuse
mais dès que les couples seront
assemblés et installés (même temporairement) il
sera possible d’apprécier le volume de la coque et de se féliciter pour le
travail accompli.
Cette section aura donc pour but
d’examiner les couples avec une interprétation
détaillée du contenu des plans relatifs aux gabarits et par la présentation
de quelques techniques utilisées pour leur
construction.
Photo
: Représentation des couples sur les plans
un extrait tiré d’une des planches

Mais encore faut-il
savoir comment lire les plans (bien différents
des Kits)
1) Identification
individuelle des couples
La représentation géométrique
des gabarits permet l’identification de
toutes les informations
nécessaires à la construction de chaque couple:
A) les deux épaisseurs,
B) la
composition du couple avec la détermination de chaque éléments qui
appartiennent à chaque épaisseur ,
C) le profil du couple complet à
l’inclusion du biais ou biseau (équerrage)
qui devra, dans certains cas
être taillé avant la mise en place permanente
du couple sur la quille.........
A)
Les deux épaisseurs et les lignes qui les
représentent (lignes qui
suivent le contour du gabarit de
couple):
Sur les gabarits nous constatons
6 lignes qui donnent une illusion de
perspective. Ces lignes; 4
solides et 2 en pointillées sont interprétées
de la manière suivante (en
partant des lignes extérieures )........
les solides:
1 - Ligne qui représente
l’arrête extérieure de la face avant du couple.
2 - ligne qui représente
l’arrête intérieure de la face avant du couple.
3 - ligne qui représente le
joint entre les deux épaisseurs (avant et
arrière) vues du côté intérieur
du couple.
4 - Ligne qui représente
l’arrête intérieure de la face arrière du
couple.
À noter que toutes les lignes
identifient les arêtes et joints visibles en
faisant face au couple en créant
une vue non transparente du couple
assemblé.
Les pointillées:
(en partant également de
l’extérieur du couple)
1 - Ligne qui représente le
joint entre l’épaisseur avant et arrière du
couple. Cette
ligne est donc cachée de
l’observateur.
2 - Ligne qui représente
l’arrête extérieure de la face arrière du couple
et qui est
également cachée
Il est bien-sûr nécessaire
d’indiquer que quelque soit le couple, ces
données sont
constantes. Que le couple est un
biseau (biais) ou non, la représentation suit la
même structure. La seule
différence étant que si le couple ne présente
pas de biais
entre les deux épaisseurs, les
arêtes cachées correspondent aux arêtes visibles
et
sont donc confondues avec les
lignes solides.
Il est nécessaire de rappeler
que la face la plus proche de l’observateur est
toujours
appelée la face avant du couple
et ne correspond pas à l’orientation du couple
sur
la quille ou à la direction du
navire en général. Dans ces termes, la face
avant ou
arrière n’est donc que
théorique.
Sur la photo du haut, nous
noterons que les lignes perpendiculaires aux
lignes qui
forment le contour du couple
sont également dessinées en solide ou pointillé.
Ces
lignes représentent les joints
visibles (solides) ou cachés (pointillés) entre
les
éléments qui constituent les
deux épaisseurs.
Pour résumer:
- les arêtes ou joints visibles
apparaissent en lignes solides
- les arêtes ou joints cachées
apparaissent en pointillées.
2) Identification des deux
épaisseurs

Vue des lignes en gros plan...


Les
différents éléments qui constituent un
couple....

Vues de détails....
Les joints entre les différents
éléments sont identifiés sur chaque gabarit par
les lignes perpendiculaires aux lignes de
contour et comme indiqué précédemment; en
lignes solides pour les joints visibles (face
avant) ou lignes pointillées pour les joints
cachés (face arrière).
La Photo montre en
détail la varangue et la demi varangue du couple
14 situé sur l’avant de la membrure. Ce couple est donc un couple de
remplissage. La varangue étant identifiée par
des lignes solides (donc visible par
l’observateur), elle fait donc partie de la face
avant du couple et sera orientée vers le centre
du navire ou du maitre couple avant identifié
28Mav. Les couples ainsi formés constituent la
majeure
partie de la membrure Sur cette photo

nous
remarquons les deux demifourcats dont l’axe central (joint) est
indiqué avec une
ligne verticale (solide) et les
joints entre les oreillers avec leurs lignes horizontales
(pointillées).
Pour les autres éléments qui
font parties de chaque couple et qui
apparaissent sur les gabarits:
- les entailles à découper dans
la face supérieure des demi-varangues serviront à l’encastrement de la
carlingue.
- les petites entailles carrées
qui apparaissent dans les côtés des fourcats
ainsi que dans la face inférieure des
varangues correspondent au canal des
anguillères.
Il est à noter que ces entailles
ne sont montrées que sur les couples de levé mais sont en fait un
élément de chaque couple.
Petite précision à propos du
canal des anguillères; la découpe de ces
entailles ne sera pas faite lors de la
construction des couples mais plus tard; une
fois que la membrure aura été assemblée.
En conclusion.....
La compréhension des plans sur
le sujet des couples doit être considérer comme
une étude sérieuse. Une lecture approfondit de
la monographie ainsi qu’un sérieux
examen des planches doivent être effectués.
Il
faut remarquer que pour une étude complète de la charpente dont
les couples sont une partie majeure il est nécessaire de prendre
référence et considérer l’ensemble des planches relatives à la
construction de ces éléments.
Tous ces éléments sont liés les
uns aux autres et il en est de même pour chaque étape.
Cette étude peut par moments
apparaître compliquée; les plans montrent un grand nombre de
lignes, un grand nombre d’informations.
Comme indiqué au début de cette
section, il existe un nombre de techniques pour la fabrication
des couples et les pages suivantes n’auront que le but de présenter
en détail la technique que j’utilise.
Ceci ne devrait en aucun cas
être considérée comme étant la plus pratique ou plus adaptée à cette
étape.
couple construit.....
Les Couples
Évaluation des besoins en bois
La première étape dans la
construction des couples consiste à évaluer les
besoins en bois qui sera nécessaire à leur réalisation. Là encore, les
méthodes sont certainement variées. Il faut se
rappeler que chaque couple est composé de deux épaisseurs, il faut donc ne
prendre compte que de l’une de ces épaisseurs
pour le débitage.
Voici donc une de ces
techniques...........
Première étape:
Choisir un des maître-couples et
tracer les éléments qui le composent sur une
feuille de
papier calque. Ensuite,
reproduire et arranger ces éléments sur une
feuille de papier
correspondant à la dimension
(largeur) des planchettes qui seront utilisées.
Si les
planchettes sont déjà
disponibles la reproduction et l’arrangement
sont fait directement
sur une planchette.
Cette étape peut également être
menée d’une manière quelque peu différente;
photocopie
des gabarits, découpe, mise en
place précise et collage des pièces directement
sur la
planchette.
À noter, seules les parties qui
constituent une des deux épaisseurs sont tracées
(Photo 8).
Deuxième étape:
Mesure linéaire de la surface
qui représente les éléments tracés dans la
première étape.
L’image sur la droite montre
l’arrangement de ces éléments.
Troisième étape:
Multiplier le résultat par le
nombre de couples à fabriquer. Dans ce cas 64,
puis
multiplier par deux pour obtenir
les quantités pour deux épaisseurs. Ajouter
environ
20% par mesure de sécurité au
cas où des erreurs seraient commises pendant les
opérations de construction. Il
faut également prévoir un surplus selon la
qualité des
planchettes qui seront débitées;
nœuds, fentes et autres surfaces inutilisables.
À noter qu’il est possible
d’économiser une certaine quantité de bois en
utilisant une
technique de traçage des couples
en séries car en fin de compte la forme des
éléments
individuels des couples,
varangues, demi-varangues, demi-fourcats, genoux
et les nombreuses allonges est semblable de couple
en couple. Un arrangement réfléchi des pièces
pourra donc permettre de les regrouper.
L’important est de prévoir assez
de planchettes pour la totalité des couples,
surtout pour le modéliste qui n’est pas équipé
pour effectuer son propre débitage et
qui doit ou devra passer une commande auprès
d’un fournisseur. Il est bon de rappeler que les dimensions nécessaires à la construction de
toutes pièces ne sont que très rarement (sinon
jamais) disponible dans le commerce.
À noter qu’il est possible
d’économiser une certaine quantité de bois en
utilisant une
technique de traçage des couples
en séries car en fin de compte la forme des
éléments
individuels des couples,
varangues, demi-varangues, demi-fourcats, genoux
et les nombreuses allonges est semblable de couple
en couple. Un arrangement réfléchi des pièces
pourra donc permettre de les regrouper.
L’important est de prévoir assez
de planchettes pour la totalité des couples,
surtout pour le modéliste qui n’est pas équipé
pour effectuer son propre débitage et
qui doit ou devra passer une commande auprès
d’un fournisseur. Il est bon de rappeler que les
dimensions nécessaires à la
construction de toutes pièces ne sont que très
rarement (sinon jamais) disponible dans le
commerce.
Construction
Traçage:
Cette opération est effectuée
sur papier calque
.
Le traçage des éléments individuels
est une représentation du couple dans ses plus grandes
dimensions. Pour le moment, nous nous occupons de transférer seulement
trois lignes de contour relatives à ces dimensions, et les lignes
qui représentent tous les joints. Les lignes de contour sont les
suivantes: La ligne extérieure de la face avant, la ligne intérieure de la
face avant et la ligne intérieure de la face arrière. Trois lignes
solides qui délimitent le couple dans sa plus grande largeur.
Comme il faut déjà penser au
biais (biseau ) qui apparaît sur le couple, l’espace entre la ligne
intérieure de la face avant et la ligne intérieure de la face arrière
indique l’angle du biais qui devra éventuellement être poncé.
Comme indiqué au début de cette
section ”La lecture des plans" les lignes perpendiculaires aux
lignes de contour représentent les joints entre les différentes
pièces qui forment le couple. Il est à noter que les allonges ont été
prolongées par environ deux centimètres
par rapport au gabarit original.
Cette extension sera utilisée lors de la mise en
place finale des couples sur la quille, mais nous en dirons plus à ce
sujet dans un des chapitres à venir
lors de l’installation
permanente des couples sur la quille…
Toutes les lignes tracées sur
cette image
permettent la fabrication d’un couple complet.
Les deux épaisseurs seront donc
découpées suivant ce gabarit. À
ce stade certains voudront annoter
les joints entre les différentes
parties pour être sûrs que les pièces
découpées appartiennent à la
bonne épaisseur. Encore une fois, les
joints en lignes solides pour la
face (épaisseur) avant et les lignes
pointillées pour la face
arrière. Sur cette image, les deux épaisseurs
sont identifiées à l’aide de
lignes qui apparaissent plus longue
pour l’épaisseur arrière. Le
marquage des joints peut certainement
être effectué autrement; lettre,
chiffre, etc..... Ou simplement en
faisant attention; surtout au
début de la construction. Après
quelques couples, cette
opération devient rapidement automatique
et ne devrait présenter aucun
problème.
Si le modéliste choisit une
approche de traçage et découpage en
séries (plusieurs couples à la
fois) il lui est également nécessaire de
bien identifier toutes les
pièces en indiquant bien sûr le numéro du
couple ainsi que les
informations concernant l’épaisseur à laquelle
appartient telle ou telle pièce.
En ce qui me concerne, le
gabarit de chaque pièce est tracé sur papier
calque directement à partir du plan (gabarit)
original. Ce premier tracé est effectué en
utilisant un crayon à mine fine et dure (6H
marche très bien). Le deuxième tracé sur le
verso du papier
calque est effectué au crayon à
mine fine ; mais grasse (HB ou plus gras).
À ce point il faut bien sûr
noter que cette étape peut être effectuée avec
l’utilisation
d’autres techniques..........
par exemple:
Gérard Delacroix: ” une autre
méthode consiste à photocopier le gabarit du
couple sur
un papier un peu fort, de
découper précisément au bord (avec la pratique
on y arrive
très bien au cutter) puis à
reporter ensuite le gabarit de chaque élément du
couple sur la
planchette”.
Patrice Guenon:
“la photocopie du couple est découpée en
séparant tous les éléments
puis collée sur la planchette.
Les pièces sont ensuite découpées à la scie
autour des
traits”.
Les différents éléments formant
le couple sont donc reportés sur une planchette
de
bonne épaisseur. Quelle que soit
la technique de reproduction sur le bois, les
pièces
doivent être arrangées de façon
à économiser au mieux la surface nécessaire,
d’où peut
être l'intérêt (pour certains
modélistes) de tracer ou arranger plusieurs
couples à la fois;
la forme des éléments étant
semblable de couple en couple cela permet
également de
dégager deux pièces en une
coupe.
Pour ma part je travaille de
couple en couple pour éviter de passer trop de
temps au
traçage, à la découpe et à
l’assemblage des couples en séries. Cela me
permet de me
concentrer sur la tâche à
réaliser sans succomber à une monotonie qui
pourrait me
mener à des erreurs. En
travaillant de cette manière il m’est également
possible de
mettre au point une rotation de
couple en couple; du traçage au collage; pendant
le
séchage je peux commencer sur un
autre couple.........
:
Couple tracé sur papier calque et sur
la planchette dont
les éléments ont été tracés sur une planchette
d’épaisseur appropriée....
La découpe
Cette opération peut être
effectuée avec l’utilisation de différents
outils; scie à chantourner ou scie manuelle. Ces deux
outils font très bien l’affaire. La règle
générale est de pratiquer la découpe en laissant
un ou deux millimètres de plus sur le
contour de chaque
pièce.
À ce point et en préparation
pour la prochaine étape, les pièces découpées ont
besoin d’un petit nettoyage. La scie aura laissé
des petits copeaux attachés sur l’arrête inférieure
de chaque partie.
. Ceux-ci doivent être enlevés (poncé à la main) afin d’obtenir
une surface parfaitement plate.
Préparation des joints entre les
différents éléments
Pour le moment seules les lignes
qui représentent les joints entre les pièces
doivent
être précisément poncées. Cette
opération est généralement accomplie à l’aide
d’une
ponceuse électrique à disque,
mais n’est également pas limitée à cet outil.
L’important est bien sûr
d’obtenir une surface plane et d’équerre (angle
de 90 degrés)
pour assurer une très bonne mise
en place lors de l’assemblage.


les
pièces découpées ........

Il est à noter que le ponçage
des arêtes (le contour longitudinal mis à part les joints entre les
éléments) n’est qu’une option à ce point. S’il est
choisi de le faire maintenant, il
aura été nécessaire de laisser
un peu plus de deux millimètres de marge par rapport à la ligne
de contour. En effet le couple peut être
assemblé sans avoir exécuté cette opération.
En fin de compte, lors de
l’assemblage, se sont les lignes de contour qui sont importantes
pour l’alignement et non les arrêtes de la pièce
découpée.
Ceci est donc matière de choix
de la part du modéliste.
Encore une fois, le modéliste
travaille selon la technique qui lui convient le mieux...
Assemblage
Cette étape doit être réalisée
assez rapidement et avec précision.
Après avoir poncé les joints
entre les différents éléments, il est temps
d’effectuer l’assemblage des couples; éléments
par éléments.
Le gabarit utilisé comme guide
pendant cette opération peut être tracé sur une
autre feuille de papier calque ou peut tout
simplement être le gabarit original (la
planche originale des plans). Si le gabarit
original est choisi, il faudra bien sûr le
protéger; ce qui peut être fait avec une feuille de papier
calque vierge maintenue en place pour éviter
tout mouvement.
Les images ci-dessous
représentent quelques étapes effectuées lors de
l’assemblage.



L'important étant de continuer à
ajouter les éléments les uns aux autres,
d’épaisseur en
épaisseur pour obtenir un couple
complet.
Les éléments sont bien sûr
ajoutés alternativement d’une épaisseur à l’autre et
d’un côté à l’autre (bâbord - tribord) en faisant
attention à l’alignement des pièces avec le gabarit. Si
les joints ont été poncés correctement, les lignes de
contour devraient correspondre
les unes aux autres. Une fois
assemblé, le tout est recouvert d’un poids
(des carreaux de vitre dans ce cas) et mit de côté pour
séchage de la colle.
Le verre étant choisi pour la
simple raison qu’il est parfaitement plat.
Équerrage
Comme indiqué auparavant, le
contour du couple a été élargi de 1, 2 millimètres ou
plus lors de la découpe. Il est donc temps de réduire ce surplus
de bois. Cette opération
peut être appeler; équerrage du
couple...
La colle ayant séché, le couple
est ensuite poncé pour rendre les arêtes du couple
assemblées à l’équerre (angle droit). Cette étape doit être
effectuée en faisant attention
d’obtenir un espace constant
entre la ligne marquée et l’arrête poncée; 0.5 à
1 millimètre sera suffisant. Le ponçage est
effectué au disque, avec un outil rotatif
genre Dremel ou un combiné des deux. Le disque
pour les sections extérieures et le rotatif pour
les
sections intérieures des courbes
qui sont difficiles à poncer avec le plat du
disque.
Cet équerrage est important car
le ponçage fait partie de la préparation du
couple pour l’étape suivante; la découpe ou mise
en forme du biais (biseau) pour les
couples qui en auront besoin.
Une note au sujet du biais:
certains modélistes garderont le couple à
l’équerre jusqu’au ponçage final de la coque.
Quelques vues de détail des étapes dans
l’assemblage

Préparation des biais.
Il est important de noter que
pratiquement tous les couples seront
biseautés. Comme indiqué
auparavant, ce biseau (biais) est
dépendant de la localisation du
couple par rapport à l’ensemble de
la membrure. Plus le couple est
positionné à l’avant ou arrière du
navire plus le biais est
prononcé. Chaque gabarit montre clairement
ces biais.
Le contour du couple montré dans
les photos 

a été tracé
en tenant compte des lignes solides (arêtes
visibles par
l’observateur); 1) arête
extérieure de la face avant, 2) arête intérieure
de la face avant et 3) arête intérieure de la
face arrière. La différence entre 2) et 3)
représente donc le biais intérieur.
À ce point il est nécessaire de
se rappeler que l’observateur fait face à la
face avant de chaque gabarit. Il en découle donc
que le biais intérieur de chaque couple
est représenté en ligne solide expliqué par 1),
2) et 3) plus haut. Tous les couples sont donc
assemblés avec le biais
intérieur tracé.
Important: La
plus part, sinon tous les couples ont un biais.
Cependant, seuls les couples avec un biais
prononcé seront travaillés de cette manière. En
effet, le biais étant généralement minime, il
pourra être formé lors du ponçage final de la membrure.
Le biais intérieur étant déjà
tracé sur le couple assemblé, il est maintenant
possible de transférer les lignes nécessaires
pour la représentation du biais
extérieur. Pour cela il faut retourner au
gabarit original.
Les lignes à tracer sont les
suivantes:
1) ligne correspondante à
l’arête extérieure de la face avant du couple.
Cette ligne est également présente sur la face
avant.
2) la ligne qui correspond à
l’arête extérieure de la face arrière du couple.
Cette ligne est représentée sur le plan par la
ligne
pointillée placée le plus à
l’intérieur.
À noter que pour la définition
du biais, les lignes de référence du joint entre
les deux épaisseurs ne sont pas utilisées.

, une vue sur
le couple et la ligne qui représente le biais extérieur
sur le couple. On remarque que ce tracé est effectué sur le verso
de la face arrière du couple. Il
s’agit ici du couple 4 dont le
biais est assez prononcé.

l’utilisation des joints entre les allonges pour l’alignement de la ligne du biais avec le couple.
Le couple est maintenant prêt à être poncé pour la mise en forme du biais.
La partie représentée du côté extérieur du couple jusqu’à la ligne doit être
enlevée en suivant l’angle formé avec le côté extérieur qui reste caché. Encore une
fois, cette vue représente le verso de la face arrière du couple.......
Pour compléter la reproduction
du biais extérieur sur le couple, il est nécessaire
d’inclure quelques points de référence sur le tracé. Les
joints entre les allonges et la ligne centrale du pied du
couple sont très utiles.
Le transfert des lignes
tracées,
,
peut
maintenant être effectué sur la
face arrière du couple assemblé.
Les points de repère sont
alignés. Le papier calque est légèrement
collé avec une colle en bâton.
Les lignes sont prêtes à être transférées. En faisant
attention, la feuille de papier ne devrait pas bouger. Dès que les lignes
sont reproduites, le papier peut être décollé.

Le biais tracé.
À noter: l’extension des
allonges...
Autres techniques pour le
traçage du biais
1) Tout d’abord une technique
qui est semblable à celle décrite dans les pages
précédentes:
Le tracé du biais extérieur sur
la face arrière peut être fait lors de
l’assemblage du couple, donc en même temps que
celui de la face avant. Le gabarit
comprenant les lignes nécessaires peut être
celui qui est utilisé pour l’alignement des
différentes pièces formant
le couple. Il suffit donc
d’aligner les pièces sur le gabarit et de les
coller légèrement à l’aide d’une colle en bâton.
Le couple étant construit comme vue sur le
plan, l’épaisseur qui est posée sur le gabarit
est celle de la face arrière. Une fois le couple assemblé, le gabarit en papier
peut être décollé. Les lignes seront ainsi
automatiquement reproduites sur le couple (face
arrière).
Cette méthode est très simple...
Les gabarits (photo copies) qui
ont servi à la découpe conservés pendant
l'assemblage. J'ai donc une copie du couple sur
chaque face.

La mise en forme du biais
Une fois le biais déterminé sur
la face avant et arrière, la mise en forme est
simple. La taille du biais peut être bien sûr
effectuée à l’aide de limes, outils rotatifs
genre Dremel ou autres. Il faut se rappeler
qu’au départ de la construction les couples sont
assemblés
avec environ 0.5 mm de matériel
en surplus. La quantité de surplus étant du choix du modéliste,
l’important est encore une fois d’être constant de couple en couple.
Comme indiqué précédemment, le biais n’est pas pratiqué sur
tous les couples (pour le moment) mais principalement sur ceux dont le
biais est prononcé; les couples avants et arrières.
Pour ces couples, la taille du
biais devra donc suivre le montant de surplus laissé sur les couples
qui seront laissés à l’équerre jusqu’au ponçage final de la membrure.
La forme définitive de la coque
n’est achevée que lors de ce dernier ponçage.
:

