Table des matières

Dernière mise à jour :

31/05/2008 09:38:10

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L'Arcasse

 

 

L'ARCASSE

L’arcasse se compose de l’étambot et de diverses barres assemblées sur cette pièce, transversalement à la direction de la quille. La plus élevée de ces barres est la barre d’Arcasse ; puis viennent la barre d’hourdi et la barre de pont ; la plus basse des barres se nomme, le fourcat d’ouverture, et celles du milieu sont les barres d’écusson. Ces barres s’appuient sur l’estain par leurs extrémités intérieures ; la barre d’Arcasse repose sur la tête de l’étambot, la barre de pont est à la hauteur du premier pont. 

L’Arcasse est construite et assemblée séparément de la même manière que le navire lui-même.

 

Les barres droites d'écusson sont exécutées d'après leur gabarit.

Celles de la partie supérieure sont d'une seule pièce ; les plus basses, qui présentent un acculement prononcé, sont composées de deux branches réunies par un oreiller comme les varangues d'assemblage.

Au  1/36ème, nous pouvons correctement les façonner.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Une fois les différentes barres construites, on les assemble avec l'étambot qui a été garni de son contre-étambot (intérieur) et dont la râblure a été façonnée. On s'assure que leur plan est perpendiculaire au-dessus de l'étambot, au plan diamétral et que leur axe est vertical ; après quoi on les colle ou on les cheville à demeure, on place par-dessus les extrémités des barres, la portion de l'estain qui les recouvre et avec laquelle on les colle ou les cheville.

 


 

 

Les opérations d'assemblage terminées, on procède à la mise en place de cette charpente dans le chantier et on l'amène à la position voulue en engageant le petit tenon, pratiqué à l'extrémité de l'étambot, dans la mortaise correspondante de la quille. On contrôle ainsi l’ensemble dans le chantier avant de coller.

 

L'étambot est relié à la quille par une très forte courbe, connue sous le nom de courbe de l’étambot qui pose sur un petit massif. Celui-ci est constitué par une pièce de remplissage dite morte, elle-même surmontée par le prolongement de la contre-quille.

 

Les deux branches de la courbe de l’étambot sont à peu près d'égale longueur ; celle qui s'applique sur l'étambot s'élève jusqu'au fourcat d'ouverture. La deuxième, appliquée sur le massif, doit être prolongée au moins jusqu'au pied de l'estain ou au pied du dernier couple.

 

Les barres d'écusson sont analogues à de petites membrures qui s'assemblent avec l'étambot de la même manière que les couples ordinaires s'assemblent avec la quille.

On relève pour les gabarits des barres, les mêmes données que pour les couples.

 

On trace l'échantillonnage ou contour de la barre ; on trace l'entaille pratiquée au talon de chacune d'elle à son assemblage avec le contre-étambot, qui joue le même rôle que la contre-quille.

On relève les gabarits d'équerrage pour délimiter les inclinaisons variables sur le tour. On y indique les équerrages des billots qui sont nécessaires pour exécuter la surface destinée à recevoir le prolongement de la carlingue, nommée marsouin.

 

On complète les gabarits en relevant et traçant leurs aboutissements sur les estains. Les barres les plus basses présentent deux branches très convergentes qui forment une véritable fourche, ce qui fait souvent donner le nom de fourcat ou fourcat d'ouverture.

 

 

Pour notre premier modèle, nous pouvons réaliser le fourcat d’ouverture de cette manière. Mais nous pouvons le réaliser comme il se doit. C’est-à-dire, comme une varangue d’assemblage, s’il le faut, avec coussin et talon.

 

Voyons donc les entailles à margouillets sur les fourcats des couples.

 
 

Pour notre modèle, la sixième barre en partant du fourcat d'ouverture (la barre inférieure) possède un bouge ver­tical en plus d'un bouge horizontal. Ce bouge correspond à celui du premier pont.

Cette barre fait partie à la fois de l'écusson et du premier pont, mais elle est considérée comme barre d'écusson. Elle sera réalisée séparément des barres ordinaires.

 

 

Traçons les gabarits de la barre d’arcasse

 

La barre d'arcasse ne nécessite que deux gabarits.

 

La première vue donne la barre d'arcasse, en plan, avec son bouge horizontal. La seconde vue représente la même barre en élévation (vue arrière dans sa vraie grandeur).

Comme précédemment, toujours au moyen de papier carbone, décalque et bristol, on transfère les barres sur le bristol et l'on découpe les contours pour en avoir des gabarits. Avec des photocopies : on les utilise comme gabarits après avoir découpé le pourtour des pièces ; soit on trace le pourtour des gabarits sur le bois, ou bien, on colle le gabarit à même la planchette à l’aide d'une colle sous forme de stick.


Contour de la vue en plan 

N°1

 

Contour de la vue en élévation


N° 2

 

Le premier gabarit avec son bouge horizontal portera par exemple le n° 1, avec tous ses tracés, même ceux en pointillés.

Le second sera réalisé de la même manière et portera le n° 2, sa face supérieure est droite.

 

Réalisation

 

Cette barre étant très simple à réaliser, il n'est pas nécessaire de façonner un parallélépipède rectangle, comme c’est le cas pour les barres à doubles courbures.

Sur une planchette d'une épaisseur légèrement supérieure à celle de la barre en élévation, (dans ce cas la  vue arrière), on place le gabarit de contour n°1.

On trace le contour du gabarit avec les tracés en pointillés, puis on découpe le contour de la barre en gras.

Dans un premier temps, au moyen d'une ponceuse à plateau métallique, travaillons les faces que nous venons de scier à l'équerre en rectifiant les irrégularités dues au sciage, mais en laissant le trait du Stylo à bille, comme il a déjà été expliqué.

Dans un deuxième temps, travaillons très régulièrement la barre à l'équerre et en maigre, en éliminant le trait que nous avions laissé précédemment, celui-ci étant en trop. Cette façon de travailler en deux phases, permet une finition très rigoureuse.

La surface supérieure de la barre étant droite, avec une équerre traçons, sur son pourtour, toutes les entailles à réaliser. Appliquons le gabarit n° 2, sur la face de tour extérieure, de manière à ce que le bord supérieur du gabarit soit tangent avec l'arête supérieure de la barre. La matière excédentaire se trouve ainsi située vers le bas. Nous pouvons aussi, ce qui est plus simple, prendre mesure de l'épaisseur de la barre pour ensuite la façonner.

Traçons les ouvertures des sabords. On indique les repères pointillés qui serviront plus tard lors du montage des allonges de voûte ou jambes de chien.

Amenons la barre à épaisseur convenable, soit à la scie circulaire (comme pour la quille) ou bien au moyen du plateau à poncer, méthode déjà mentionnée (voyons la réalisation de la quille).

 

Barre d'écusson

 

 

 

 

 

Gabarits des barres d'écusson

 

Le façonnage des barres d'écusson peut se faire au départ d'une planche précédemment amenée à leur épaisseur. Si la planche est plus épaisse aucune importance. Les éléments tracés et sciés seront amenés à l'épaisseur demandée suivant une des méthodes déjà citées (voir le travail sur le droit), avant de les dégraisser.

Pour façonner une barre d'écusson, il faut réaliser quatre gabarits à savoir :

 

                                               1°- L'échantillonnage ou contour de la barre, vue en plan.

 

                                               2°- La vue en élévation (arrière ou avant).                            

.

                                               3°- Le gabarit d'équerrage de la face supérieure de la dite barre.

 

                                               4°- Le gabarit d'équerrage de la face inférieure de la même barre.

 

 

EXEMPLE.

 

1)_       Sur une planchette, plaçons le gabarit d'échantillonnage n° 1, de manière à ce que le fil du bois corresponde au mieux à la forme de la barre. Traçons le contour du gabarit au moyen d'un Bic.

Nous voyons maintenant, comme il a déjà été dit, combien le tracé est extérieur au gabarit. Par conséquent, on doit éliminer le tracé et cela à l'équerre, de manière à ce que la même figure soit identique sur les deux faces de la barre. Nous verrons par nous-mêmes son importance au cours de leur façonnage et des assemblages qui vont suivre.

2°_      On passe maintenant au sciage.


Gabarit de contour ou d’échantillonnage (1) 

 

 

Vue en élévation arrière ou avant (2)


  

 

Gabarit d'équerrage de la face supérieure de la barre ( 3 ).


  

Gabarits des barres d'écusson

 


Gabarit d'équerrage, face inférieure de la même barre ( 4 ).

 

 

 

Remarquons que le gabarit n° 1 représente, en fait, la quantité de bois nécessaire pour réaliser la pièce.

Remarquons aussi que le gabarit n° 3, est indispensable pour réaliser la face supérieure de la barre, cette face n'est pas dans un même plan perpendiculaire que la face inférieure.

Pour le travail des barres d'écusson, il faut le gabarit d'échantillonnage avec les deux gabarits donnant l'équerrage, ce qui donne le plan de dégraissage, l’épaisseur de la pièce on la connaît.

Le sciage des pièces sera réalisé au moyen d'une petite scie sauteuse (chantourner). N'oublions pas le sciage en gras.

 

3°_      Toutes les pièces étant sciées (en gras), il faut rectifier leur longueur. Au moyen de la ponceuse, on rectifie donc la longueur des barres, celles-ci devant correspondre parfaitement à leurs plans respectifs.

 

 

Le travail suivant consiste à ôter les irrégularités de la découpe en laissant, dans un premier temps le tracé ( travail à l'équerre) c'est-à-dire qu’il faut mettre les faces à angles

droits par rapport à la face de référence.       

L'opération suivante : on ponce complètement le trait. Nous obtenons alors l'échantillonnage des barres vues en plan.           

Contrôlons chaque barre, celles-ci étant placées sur leur plan respectif. S'en tenir uniquement au tracé du plan. Le travail intérieur des barres sera réalisé au moyen de la petite ponceuse décrite au chapitre de l'étrave (voyons le croquis page précédente).

Les pièces respectant parfaitement le tracé de leur contour, contrôlons leur épaisseur sur le droit. Si la barre est trop épaisse, il faut reprendre de la matière. Voyons la méthode décrite au chapitre "travail sur le droit, amenons alors les barres aux épaisseurs demandées. Toutes les barres étant terminées à ce stade, nous n'oublions pas le façonnage des entailles au talon de chacune d'elles.

Ces entailles peuvent être travaillées maintenant ou après l'opération du "dégraissage" qui va suivre la description des entailles.

 

 

 

Entailles à margouillets des barres

 

 

 Nous pouvons donc les rectifier et les façonner correctement suivant les règles de l'art. Cela n'est pas impératif, mais contrairement à ce que l'on peut croire, la réalisation correcte de l'entaille simplifie son assemblage à l'étambot, même pour le modéliste. Nous devons suivre ce que les anciens ont imaginé : il n'y a pas deux méthodes pour construire un vaisseau, même en modélisme. 

Voici la description de cet assemblage tiré du traité "L'ENCYCLOPEDIE METHODIQUE MARINE", dit le traité PANKOUCKE, édition OMEGA. Le Brigthon 75 avenue George V, 6000 Nice


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les exemples ci-dessus, sont tirés du traité du sieur VIAL DU CLAIRBOIS.

Notre dessin n'est peut-être pas parfait, mais il montre très bien le travail d'une entaille à margouillets.

Les assemblages d'une barre ou d'une varangue sont pratiquement identiques.

"...La barre d'hourdi mise en croix sur l'étambot, on place le fourcat d'ouverture (la barre la plus basse est dite fourcat d'ouverture). Ce fourcat se travaille d'après un gabarit et au moyen d'équerrage ; Liées ensemble par deux ou trois pièces d'oreiller, lesquelles sont quelquefois à patte de loup, à cause de son grand acculement. Les faces latérales de son pied descendent en biaisant, chercher le fond de la râblure, comme le font les fourcats des couples de l'avant et de l'arrière. On ne peut donc pas entailler les margouillets sur le contre-étambot.

 

En revanche, on arme le milieu de son pied d'un tenon, d'environ 3 pouces de largeur et 3 pouces de longueur ; lequel vient emboîter dans une mortaise creusée, dans le fond d'une entaille, pratiquée sur le contre-étambot ; en sorte que, le pied du fourcat entrant en entier dans cette entaille d'environ deux pouces, son oreiller entre dans une autre contiguë d'environ 15 lignes, mais point mortaisée...".

Concernant les couples, il est dit :

 

"... les couples en croix sur la quille et leur distribution mar­quée, il s'agit de préparer leur place sur la contre-quille ; c'est-à-dire de creuser les mar­gouillets et les entailles mortai­sées dans lesquels viendront re­poser les talons des varangues ; les margouillets ne sont autre chose que des entailles d'un pouce et demi à deux pouces, plus ou moins, de profondeur.

C'est ce qu'on appelle donner de la "gagne".

 

Les entailles mortaisées sont des entailles de la même profondeur, dans le milieu desquelles règne une mortaise, de plus ou moins, deux pouces de profondeur.

Les talons des varangues reçoivent eux-mêmes des entailles telles que, s'appliquant dans les mar­gouillets, les oreilles de ces talons, qui terminent ces entailles, descendent dans les épaulettes, jusqu'à la ligne droite de la râblure".

 

Cette barre d'écusson s'ap­pelle fourcat d'ouverture.

Pour ce fourcat simplifié, on conçoit très bien qu'un tel acculement nécessite un assemblage.

 

Voyons les entailles à margouillets avec les assemblages dits à pattes de loup, des oreillers ou billots.

Sur la photographie ici contre les barres d'écusson ont été réalisées en suivant simplement les données de la monographie sans aucune modification.

Rectifions ces entailles aux barres qui ont un acculement très prononcé, réalisons les oreillers. On se réfère soit à la réalisation des varangues acculées et fourcat ou alors au vaisseau de 74 canons.

 

En partant de la première barre ci-dessus, on remarque très bien la forme des billots formant le lit du marsouin arrière. L'utilité du bossage, pour le cas présent, c'est de renforcer la barre en donnant suffisamment de matière pour compenser celle perdue par le façonnage de l'entaille. Il sert également de lit pour le marsouin arrière.

 

Définition de l'équerrage (Traité de construction)


  

 

C'est l'ouverture que fait la surface extérieure d'un membre avec la surface de l'avant ou de l'arrière de ce même membre. On le distingue par équerrage en gras et équerrage en maigre, les deux ensembles se trouvent dans tous les membres et sont égaux à deux angles droits. L'équerrage en gras se dit quand l'angle est obtus et l'équerrage en maigre se dit quand l'angle est aigu. Le terme d'équerrage ne s'applique pas aux pièces où cet angle est droit, on dit alors qu'elles sont travaillées à l'équerre. De tous les membres, il n'y a que le maître couple qui est dans ce cas, tout les autres ont de l'équerrage, particulièrement ceux qui sont placés dans les façons du vaisseau, toujours en raison du rétrécissement du vaisseau vers les extrémités.

 

Equerrage et dégraissage

 

Les barres à épaisseur sur le droit nous allons appliquer l'équerrage aux deux faces de chacune d'elles, ce qui aura pour conséquence de déterminer l'inclinaison variable de la face de tour intérieure et extérieure de la barre.

Utilisons en premier le gabarit d'équerrage n° 2. Inversement, pour déterminer l'inclinaison variable de la face de tour extérieure de la même barre, utilisons le gabarit n° 3.


  

 

 

 

 

 

 

Prenons, par exemple, la plus grande des barres ; elle est convenablement travaillée à l'équerre et en maigre. Posons-la sur la table de travail, sur une ou l’autre face puisque, suite au travail de l'équerre,  les deux faces sont identique. Plaçons dessus le gabarit n° 2 de manière à ce que son bord arrière corresponde avec l'angle ou l'arête arrière de la barre, traçons le contour de ce gabarit qui délimite l'épaisseur sur le droit. Nous obtenons ainsi l'inclinaison variable de la face intérieure de la barre. Nous devons dégraisser la pièce à partir de ce nouveau tracé jusqu'à la jonction avec l'arête inférieure de la face du dessous. Pratiquons de la même manière, pour toutes les barres d'écusson sauf la barre de pont, voyons avant la lisse d'hourdi.

Le trait plein indique le départ de l'inclinaison variable de la face de tour intérieure. Sur la même barre en pointillé, la trace ou délimitation du dégraissage de la face arrière de la dite barre.

Les vues de la lisse d'hourdi

 

 

 (Pour la barre de pont, la sixième partant du fourcat d'ouverture, elle sera façonnée plus tard, après la lisse d'hourdi que nous allons étudier).

 

 

 

Vue en élévation (ou vue de l’arrière)

 

 

Vue en plan (vue par le haut)


 
 

 

 

 

Après le façonnage de la barre d'arcasse et des barres d’écusson, passons à la lisse d'hourdi, elle   possède en plus un bouge vertical et un bouge horizontal. Sa râblure sera, de ce fait, obligatoirement façonnée en dernier lieu.

Le principe de base de la méthode utilisée consiste à obtenir, par la projection des traits de sciage, au coeur d'un parallélépipède, la lisse en vraie grandeur et dans ses formes. Voyons le croquis ci-après.

 

 

 

Vue en plan

 

La partie hachurée représente le parallélépipède rectangle

 

Les gabarits de la lisse d'hourdi sont simples et représentés en vraie grandeur

Les parties hachurées représentent les faces du parallélépipède rectangle à éliminer.


 

 

 

 

 

 

 

Réalisation de la lisse d'hourdi

 

 


 

 

 

 

Vue en plan de la face  supérieure de la lisse d’hourdi

La première condition ; réaliser un parallélépipède rectangle. Sur la face supérieure du parallélépipède, traçons un trait d'axe et plaçons le gabarit N° 1, ce gabarit sera parallèle aux bords délimitant la surface du parallélépipède rectangle. Traçons le contour du gabarit.  Indiquons y tous les repères des allonges de voûte mentionnés sur le gabarit. Au moyen d'une équerre procédons, au report, sur le pourtour du parallélépipède, de tous les repères sans oublier les extrémités ou la longueur de la barre.


   

 

 

La partie hachurée sur cette figure représente la matière à enlever d'un seul trait régulier.

Sur la photographie, nous devinons le trait d'axe sur les deux faces du parallélépipède rectangle, l'emplacement des allonges de voûte, l'entaille pour l'assemblage à l'étambot, et les extrémités de la barre sont inscrites.


  

 

 

 

 

 

On prolonge ensuite ces tracés sur les deux côtés du bloc, de manière à reporter ces repères, sur la face avant et arrière du parallélépipède. On trace maintenant le trait d'axe sur les autres faces, afin de bien positionner le gabarit.

On place ensuite le gabarit N° 2, symétriquement par rapport à ce trait d'axe. Celui-ci doit aussi correspondre avec tous les tracés projetés de la surface supérieure. On trace alors son contour, toujours au Stylo à bille.

 

Il est important de bien positionner le gabarit, en ce sens qu'il faut faire attention à l'orientation du bouge par rapport à la tonture, faisons très attention à ce détail pas toujours évident à repérer.

Il faut toujours placer les gabarits tels qu'ils ont été prélevés dans la position du plan, travailler avec la vue en plan, l'élévation et ou le profil et indiquer la vue sur les pièces.

Les opérations de traçage terminées, nous allons devoir passer à la phase du sciage. Le sciage est une opération très délicate. Suivant le matériel disponible, scie sauteuse ou scie à ruban. Evidemment il va de soi qu'avoir une très fine lame à petite denture sera d'une grande importance pour faciliter le travail. Il faudra aussi suivre très rigoureusement le tracé de manière à n'obtenir que des chutes d'une seule pièce par trait de scie. Pour ce travail, le tracé sera très légèrement mordu. En effet, la lisse d'hourdi à l'état pur de sciage doit être très légèrement supérieure à ses dimensions définitives. Ensuite, elle sera amenée dans ses vraies proportions en la nettoyant des traces du sciage par un très léger ponçage.

 

 

Sciage de la lisse d'hourdi 1e phase

 


  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la table de sciage, nous plaçons le parallélépipède avec le tracé de la lisse d'hourdi vers le haut.

Découpons d'un seul trait de scie, la face extérieure de la lisse d'hourdi, ne tenants pas compte de l'entaille destinée à son assemblage avec l'étambot. Cette fois, mordons légèrement le tracé pendant le sciage, ne laissant apparaître qu'un demi-trait à peine.

Après avoir découpé la partie arrière de la barre, rectifions cette partie par un très léger ponçage, de manière à faire disparaître complètement le tracé du Stylo à bille, en même temps que les traces de sciage. La face ainsi nettoyée, replaçons la chute contre la pièce et collons-la par deux ou trois gouttes de colle, afin de reformer le parallélépipède.

Scions maintenant l'autre face de la pièce, c'est-à-dire la face intérieure, exactement comme pour la première face. Le sciage terminé, on nettoie la face et l'on replace la chute en la collant par les extrémités au moyen de deux ou trois points de colle. Cette opération demande de la rigueur dans le sciage. Actuellement, nous avons la lisse sciée dans la vue en plan et dans toute l'épaisseur du parallélépipède rectangle. Elle est nettoyée et nous devons encore lui donner sa forme définitive.

 

Sciage de la lisse d'hourdi 2e phase

 


  

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons pour l’instant, à l’intérieure du parallélépipède la vue en plan avec sa face inférieure terminée. Il reste à découper la lisse sur le vertical, autrement dit la vue en élévation, pour obtenir son bouge vertical dans sa vraie grandeur.

Plaçons maintenant le parallélépipède reconstitué sur la table de travail de manière à avoir le tracé de la lisse, en élévation, vers le haut. Avec les mêmes précautions, on scie la face extérieure de la lisse, on nettoie la face par un léger ponçage, comme précédemment, on replace la ou les chutes et on les colle légèrement sur leurs extrémités.

Sur la photographie ci-contre, remarquons que l'ordre de sciage a été inversé, quoique la démonstration représentée ici, soit faite avec le dernier bau du premier pont . Cela n'a pas d'importance puisque le principe de base est le même pour la lisse d’hourdi. Ce qui compte bien sûr, c'est de comprendre le principe d'une projection au travers d'un bloc de bois.

 

Cette méthode sera appliquée pour toutes les pièces compliquées du modèle. Remarquons  aussi le sciage de la face infé­rieure de la lisse d'hourdi, ce qui permet de comprendre toute l'importance du trait de scie, d'où, rigueur et discipline dans un sciage de ce type.

Pour toutes les pièces provenant de la projection dans un parallélépipède rectangle, toutes les découpes seront régulières en suivant scrupuleusement le tracé de la pièce.

On rectifie le moins possible, (tout au plus, on enlever les traces du sciage) pour conserver les dimensions données.

 

 

 

 

Estain

 


  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

L'estain est un couple dévoyé (qui n'est pas perpendiculaire à la quille), dont la base a été sectionnée, il repose ainsi sur le massif du fourcat. Sa longueur est celle de la base du fourcat au niveau supérieur de la lisse d’hourdi.

Sur sa face arrière sont assujetties toutes les barres d'écusson y compris la lisse d'hourdi.

Au moment du montage, il ne faut faire pas oublier d'appliquer, entre les extrémités de la lisse d'hourdi et la face arrière des estains, une petite pièce de remplissage que l’on appelle fourrure.

 

Réalisation.

 

Il est possible, de réaliser l’estain sans l'usage du gabarit. Cependant, afin de faciliter le travail, on réalisera ses trois gabarits. Ce qui est intéressant, c'est l'inscription de la position des barres qui sont inscrites sur la face arrière de ce couple.

Appliquons la méthode, que nous connaissons très bien, pour obtenir les gabarits de l'estain. Cette fois, il n'y a pas de gabarit donnant l'épaisseur de ce couple.

Cela n'a pas d'importance puisque les faces sur le droit de ce couple sont parallèles, comme pour tous les couples, son épaisseur est donnée par la vue en plan . Remarquons que cet estain est doublé par un second qui s'élève bien au-delà du premier. Nous le réaliserons plus tard, car celui-là est plus compliqué à façonner.

Réalisons nos trois gabarits, qui s'assemblent avec les barres de l'écusson, à savoir:

 

 

N° 1. L'échantillonnage.


  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

               

 

Pour ce gabarit, il est utile de réaliser celui de tribord, puisque nous avons celui du plan, qui se trouve être le bâbord. Les gabarits de dégraissa­ges peuvent servir pour les deux côtés.

                                                                                                      N°3       N°2        N°1

N° 2. La face arrière de l'estain. Gabarit de dégraissage.

 

N° 3. La face avant de l'estain. Gabarit de dégraissage

 

Sur une planchette d'une épaisseur appropriée à l'échelle de modèle, et suivant le fil du bois, on porte le gabarit de contour N° 1. Comme pour les barres d'écusson, on trace, on découpe puis on travaille à l'équerre et en maigre.

On porte alors les pièces à l’épaisseur voulue, pour ensuite porter les gabarits qui permettent de dégraisser le couple. Le dégraissage fait, on trace, sur la face arrière des deux sections du couple les repères supérieur et inférieur de chacune des barres qui viennent s'assujettir en cet endroit.

N'oublions pas que nous avons le côté bâbord et le côté tribord, il faut donc deux couples dévoyés. Ce premier estain est facile à réaliser.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quête de l'étambot

 

 

 

C'est la partie de l'étambot hors de la perpendiculaire du bout de la quille

 de l'arrière, ou la distance horizontale qu'il y a du bout de la perpendiculaire de l'étambot.

La quête de l'étambot est égal dans tous les vaisseaux de guerre à un quart ou un cinquième ou sixième partie de l'élancement de l'étrave.

La plupart des constructeurs donnent maintenant moins de quête à l'étambot qu'on en donnait autre­fois.

 

 

 

 

 

 

 

Horizontalité des barres ­ d'écusson

 

 

 

 

 

 

Les barres d'écusson sont dirigées horizontalement et parallèlement à la quille. Il faut alors contrôler très rigoureusement la quête de l'étambot par rapport aux barres d'écusson. Cette rigueur conditionnera la suite de nos travaux.

 


  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le double estain

 

 

Le deuxième estain, en apparence, a la même épaisseur que le premier estain, c’est vrai, mais pour le réaliser, son épaisseur est plus grande parce qu’il dépasse la lisse d’hourdi et qu’à partir de ce niveau, il vrille sur lui-même en se redressant à l’aplomb de la quille. Le premier estain vrille à partir du niveau supérieur de la lisse d’hourdi. A partir de ce niveau, les estains s’orientent sensiblement vers l’axe diamétral du vaisseau pour être perpendiculaires à celui-ci et d’aplomb. Voyons les deux petits triangles visibles sur le dessin ci-contre. Ils nous donnent l’angle de rotation que doivent prendre les allonges. Pour réaliser les estains, visualisons l’épaisseur utile à donner à la planchette. On additionne la plus grande largeur du triangle (trouvé suivant l’angle de l’estain) à l’épaisseur de la planchette. C’est dans la partie commune (au niveau des barres), du deuxième estain qu’il faut dimi­nuer l’épaisseur pour obtenir le mouvement tournant à cette partie supérieure d’estain.

 

Assemblage de l'arcasse

 

 


Photographie coul.   SEQ Photographie_coul._ \* ARABIC 5 l'arcasse 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                

Toutes les barres composant l'arcasse  sont terminées, nous allons maintenant les assembler sur l'étambot.

 

Si nous avons façonné les entailles à margouillets ou, si nous avons façonné les entailles simples, comme indiqué sur le plan, assurons-nous de leur parfaite union avec celle de l'étambot. Assurons-nous aussi que toutes les barres d'écusson possèdent leur trait d'axe ou de symétrie sur les deux faces. Traçons aussi un trait de symétrie sur tous les billots travaillés sur le contre étambot.

Pour l'opération qui va suivre, on utilise une équerre et une fausse équerre ( équerre à angles variables), avec laquelle nous relèverons l'angle que fait une barre d'écusson, par exemple celle du fourcat d'ouverture avec l'étambot.

Pour assembler toutes les pièces de charpente qui suivent, utilisons la colle blanche à séchage rapide. Ainsi après quatre à cinq minutes de séchage, avec quand même quelques précautions, nous pourrons manipuler les pièces collées sans risquer de déplacer ou de dérégler l'une ou l'autre.

Commençons par placer la barre d'arcasse. On la porte au sommet de l'étambot sur l'adent où elle reposera définitivement.

Appliquons une équerre contre la face latérale de l'étambot, la seconde branche de l'équerre venant se positionner bien perpendiculaire à hauteur de l’arête supérieure de la barre d’arcasse. La direction de l’arête de la barre doit coïncider avec la branche supérieure de l'équerre. Collons cette barre dans cette position, avant que la colle ne soit séchée, on contrôle encore l’horizontalité et son angle, l’ensemble doit correspondre exactement à la position indiquée sur le plan. L’horizontalité de cette barre est un point de référence ou de repère pour les autres pièces.

Relevons l'angle qu'il y a entre le fourcat d'ouverture et l'étambot (qui est la même que pour la barre d’arcasse); plaçons le fourcat et donnons lui la direction ou l'angle qui vient d'être relevé. Cette seconde opération s'effectue donc avec la fausse équerre. L'angle qui à été relevé sur le plan, sera donné, à toutes les barres de cette manière. Laissons sécher quelques minutes la pièce pour contrôler et rectifier si nécessaire avant d’entreprendre la barre suivante.

 

Avant séchage complet, vérifions, si la barre d'arcasse est bien balancée sur l'étambot, c'est-à-dire qu'elle doit se trouver perpendiculaire à la quille mais aussi  à l'étambot (qui est le prolongement de la quille).

Maintenant il reste à mesurer la hauteur d'une extrémité de la barre d'arcasse à la surface plane, qui doit être théoriquement identique à l'autre côté, si ce n'est pas le cas on rectifie. Mais toujours sans oublier que la barre est déjà réglée dans l'autre sens, et qu'elle doit le rester.

Lisse d’hourdi

 

 

 

La lisse d'hourdi se place exactement dans les mêmes conditions que la barre d'arcasse. Si un trait horizontal a été tracé, sur la face arrière comme expliqué lors de sa réalisation, il servira maintenant de repère pour positionner correctement la barre perpendiculairement à l'étambot.

Ajustons la râblure de la lisse d'hourdi avec celle de l'étambot, toutes les deux se réunissent de part et d'autre de l'étambot.

 

La lisse d'hourdi, bien plus encore que les précédentes, doit être parfaitement positionnée, d’elle dépend l’allure générale de la poupe avec le raccord des bordages de la carène.

 

 

Fourcat d'ouverture

 

 

 

Le fourcat d'ouverture est la première barre à la base de l'écusson. Une fois façonnée, vérifions si le trait d'axe ou de symétrie y est inscrit. Si ce n'est pas le cas, on pose la pièce sur son plan et on y trace ce trait ou bien encore, on place son gabarit dessus pour tracer ce trait repère.

Il est aussi préférable d'avoir comme tracé, la largeur de l'étambot, nous avons alors trois traits repères parallèles.

Comme pour les autres barres, on fait attention. La rigueur est toujours de mise dans tous les tracés. On colle le fourcat d'ouverture à l'étambot, mais avant que la colle ne prenne, on passe aux opérations suivantes: posons l'étambot, comme précédemment, face arrière sur une surface plane, les barres déjà en place et collées sont situées vers le haut. A proximité du fourcat, plaçons une équerre sur la table de travail et contre l'étambot pour d’une part maintenir l'étambot vertical sur la table et d’autre part contrôler le trait repère indiqué sur la surface du fourcat d'ouverture. Celui-ci doit être parallèle à la branche verticale de l'équerre.

Il ne faut pas oublier qu'il faut aussi donner la bonne inclinaison à la barre au moyen de l'angle relevé avec la fausse équerre.

En somme, on procède exactement comme pour la barre d'arcasse.

Quand l’ensemble est presque sec, on peut le retourner sur la table de travail.

Le fourcat d’ouverture, et la lisse d’hourdi s’appuient sur leurs extrémités, les quatre coins sont convenable­ment posés sur la table, l'ensemble ne doit pas être bancal.

 

 

 

                Barre de pont.

 


 


Echantillonnage ou le contour. 

 

Vue en élévation (arrière)


 

 

Equerrage de la face supérieure.


 

 

 

Equerrage de la face inférieure.


 

 

 

Le dernier bau du premier pont se place de la même manière que les barres précédentes. Son réglage horizontal, si l'on peut dire, peut se faire au moyen du trait horizontal, tracé après son façonnage. Si celui-ci a été très bien tracé, sinon, un autre moyen consiste à mesurer ses extrémités par rapport à la lisse d'hourdi. L'estain sera là aussi pour lui donner sa position correcte.

En tout cas, nous devons prendre garde à ce que toutes les barres donnent aux virures de la carène la bonne direction afin qu’elles échouent dans la râblure de l'étambot.

 

Barre d'écusson, estain.

 

 

 

 

1e méthode

 

La réalisation des barres d'écusson ne demandent pratiquement plus aucune explication : elles sont simples de construction. Elles se placent sur l’étambot après avoir placé un estain qui pren