Dernière mise à jour :

24/07/2008 22:59:29

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de son Constructeur

 

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Historique :

Vaisseau de 64 canons LE FLEURON du

 Constructeur Blaise Ollivier 1729

Le   Fleuron, Vaisseau du troisième rang de 64 canons, construit à Brest l'an 1729 par les sieurs Ollivier père et fils (et brûlé dans la rade de Brest le premier février 1745), par Blaise-Joseph Ollivier, constructeur de la Marine (vers 1739).  Blaise-Joseph Ollivier (1701 - 1746), fils de Joseph-Blaise (Les Ollivier furent, aux XVII° et XVIII° siècles, constructeurs de navires pendant plusieurs générations.

Blaise-Joseph, notamment, fut un ingénieur de premier ordre : il « construisit d'excellents vaisseaux aux qualités manœuvrières particulièrement brillantes » (E. Taillemite) ;il a en outre beaucoup écrit et dessiné, mais n'a rien fait imprimer : cf. Hoefer, Nouvelle biographie générale, t. 38, col. 649-650, et Taillemite, Dict. des marins français, p. 254). Décrit longuement les caractéristique du  Fleuron et énumère les diverses campagnes auxquelles il a participé : 

-campagne du Grand Banc (1732),

-campagne du Nord (1733), campagne de Dantzig (1734)

-campagne de Guinée (1737), campagne de Stockholm (1739). Contient six planches donnant des vues en plan et en coupe longitudinale et axiale du navire. Au début du volume est insérée une lettre d'Ollivier adressée de Suisse à Monsieur Barbé à Brest. Ex-libris de Gustave Labat, à Bordeaux.

65 pages + 6 feuillets (dont 4 dépliants). 175 x 115 mm. Ms 288 : Etat des ingénieurs, des années de leurs réception, résidences, et de leurs appointements.

Liste dressée en 1714, de 305 ingénieurs entrés en fonction de 1666 à 1714.

Il s'agit des ingénieurs militaires chargés de la construction et de l'entretien des places fortes et des ports ; pour chaque nom sont indiqués le lieu d'exercice et le montant des appointements.

La rade de Brest

OLLIVIER (Blaise)

(Toulon 1701 - Brest 20.10.1746)

TRAITE DE CONSTRUCTION 

Par Blaise Ollivier constructeur des Vaisseaux du Roi, 1736 et « Le Fleuron »

 Vaisseau de troisième rang de 64 canons construit à Brest l'an 1729 par les Sieurs Ollivier père et fils. Nice, Editions Omega, 

Première édition imprimée des manuscrits originaux de Blaise Ollivier conservés au Service Historique de la Marine de Vincennes (côtes SHM 310 et MS 273). Exemplaire N° 30 sur 300.

Ce traité de construction, rédigé en forme de dictionnaire, aborde tous les aspects théoriques et pratiques de l'art du constructeur. Il est suivi (pp. 355 à 387) du devis et de la description des principales parties du « Fleuron » que Blaise Ollivier réalisa avec son père de 1729 à 1730.

Fils de Joseph Ollivier, sous-maître constructeur à l'arsenal de Toulon, Blaise suivit son père, muté à Rochefort en 1720 où il obtient en 1722 un brevet de sous-maître constructeur. En 1724, il est affecté avec son père (nommé maître-constructeur) à l'arsenal de Brest. En 1728, il effectue sur « l'Achille » de 74 canons, une campagne de plusieurs mois qui va lui permettre d'analyser à la mer le comportement de ce bâtiment. En 1729, le ministre Maurepas confie à Joseph et Blaise Ollivier la construction d'un vaisseau de 64 canons particulièrement réussi: le « Fleuron », mis à l'eau en avril 1730.

En 1734, Blaise est chargé de la construction de deux galiotes à bombes puis, en 1735, d'un vaisseau de 74 canons:

 le « Dauphin Royal », reconnu comme l'un des meilleurs de l'époque. commandé par M du Tertre de Montalais capitaine de vaisseau avec à son bord 9 compagnies du régiment de Bourgogne. Pour l'anecdote, M. de Suffren, le futur amiral, héros de la campagne des Indes de 1781-82, est lieutenant de vaisseau dans l'état-major du Dauphin Royal. (États de service du Bailli de Suffren. Archives de la Marine).Il participe aux combats des Cardinaux en 1759, d'Ouessant en 1778 et aux trois combats de Guichen en 1780. Il n'est radié qu'en 1783 avec 45 ans de service, ce qui est une durée de vie exceptionnelle

En 1736, Blaise obtient le brevet de maître-constructeur. En 1737, il réalise à la demande de Maurepas, une enquête sur les marines anglaises et hollandaises. En 1739, ayant la « Direction générale des travaux du port de Brest », il met en construction .

Le « Mars » de 64 canons.

En 1740, il met en chantier Le « Royal Louis », vaisseau 3 ponts de 124 canons, le plus grand bâtiment construit jusqu'alors. Malheureusement, ce vaisseau fut détruit sur son chantier par un incendie en décembre 1742.

En 1742, il débute la construction de « l'Alcide », vaisseau de 64 canons et instruit à Brest de jeunes sous-constructeurs (J.L. Coulomb, J. Chapelle, Clairin-Deslauriers) et son fils aîné Joseph. Il reçoit la même année la croix de chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. En 1744, il réalise la flûte le

« Chameau ». En 1745, il construit sur le même plan 3 vaisseaux de 74 canons:

le « Monarque »,

 le « Sceptre »

et « l'Intrepide ».

 Il est décédé à Brest le 20 octobre 1746.

Blaise Ollivier marque dans le domaine de l'architecture navale la rupture avec le conservatisme hérité du 17e siècle. Il est le novateur de la « période savante » illustrée également par les travaux de Pierre BOUGUER et le rôle de DUHAMEL DU MONCEAU. C'est ainsi qu'il est le premier à effectuer les calculs du déplacement de la carène et de la pesanteur d'un bâtiment quand il construit le « Fleuron » qui est sa première réalisation importante.

 

Vaisseau de 64 canons LE FLEURON du constructeur Blaise Ollivier 1729

 

 

 Le  Vaisseau le Fleuron  est daté du 5 avril 1729, Monsieur  Blaise Ollivier  aura la charge de concevoir et de réaliser, avec son père, constructeur lui-même, le vaisseau de 64 canons Le Fleuron.

 Ce bâtiment se place dans une période de transition entre les héritages du XVIIème siècle et les notables améliorations que ce constructeur apportera quelques années plus tard.


Monsieur Blaise Ollivier nous a laissé un devis  très complet de ce bâtiment ainsi que plusieurs manuscrits de Traités de construction . La conservation de ces sources et la préservation des dessins des sculptures ont permis à Monsieur Delacroix, de réaliser une monographie très complète servant de base à la réalisation de mon projet.
 

Cliquez sur la photo 

pour voir les Plans d'Epoque

La construction commença le 20 juin 1729  à Brest

et la mise à l'eau à lieu le 29 avril 1730.  

 

Le 16 juillet 1730, Le Fleuron est achevé mais il n'a pas encor ses soutes ni sa sculpture. Ses fonds se sont imbibés d'eau.

Le 11 Octobre 1730, il a toute sa sculpture.

(Sculptures extraordinaires réalisées par Monsieur Vanhouche)

  Tous les aménagements intérieurs sont terminés le 20 février 1732 et Monsieur Blaise Ollivier, note qu'il à un arc de quille de 4po (extrait des  Notes de Blaise Ollivier: " La Méthode des Anglois d'achever les Vaisseaux sur les chantiers et de calfater entièrement avant de lancer à l'eau, est un des moyens qui contribuent le plus efficacement à retarder l'arc des Vaisseaux. Pour nous au contraire, nous lançons un Vaisseau dès que son second pont est bordé ou seulement garni d'iloires, et dès que ses œuvres mortes sont achevées jusqu'à la seconde batterie. Dans quelques uns de nos ports on ne calfate même pas jusqu'à la hauteur de flottaison et de là vient que les Vaisseaux s'arquent dés l'instant qu'ils sont mis à l'eau. Nous n'avons aucune bonne raison à donner en faveur de l'usage ou nous sommes de mettre les Vaisseaux à l'eau avant de les achever, car que l'on soit pressé ou non, on paut finir un vaisseau à terre avec autant de diligence ou autant de lenteur qu'a la mer. Que le vaisseau pèse mille tonneaux quand on le lance ou qu'il pèse 1500 tonneaux il n'est pas plus difficile de le mettre a l'eau d'une façon que de l'autre; on est au contraire plus assuré de réussir lorsqu'il pèse le plus parce que tout corps mis en mouvement plus il est pesant et plus il acquiert de vitesse à mesure qu'il se meut sur un plan incliné .Notre méthode à cet égard n'étant donc autorisée que par l'usage nous pourrions y renoncer pour nous conformer à celle des anglois et nous y trouverions l'avantage de retarder l'arc des vaisseaux. Le vaisseau de 100 canons qui est sur les chantiers à Porsmouth a déjà sa poulaine en place, ses porte - haubans, ses soles de bouteille. Je ne vois rien de plus simple, de plus naturel que d'achever ainsi un vaisseau à terre et je ne vois conçois point comment et pourquoy s'est introduit l'usage de diviser en deux parties la construction d'un vaisseau, d'en faire les deux tiers à terre et l'autre tiers à la mer avec une liaison insufisante pour resister à l'arc auquel ses deux extremités tendent.")

Le 5 avril, on  a commencé à lester Le Fleuron.

Le 24 avril débute la campagne du Grand Banc 

le 8 mai 1732 Le Fleuron a mis les voiles avec Le Brillant,

Vaisseau de 56 canons pour la Campagne du Grand Banc. Il est commandé par M. de Gouyon et est armé de 60 canons dont 12 de calibre 24 livres en fonte et bronze. Il est monté par 400 hommes d'équipages sans compter l'Etat Major. Lors de cette campagne sont notées les grandes qualités du Vaisseau :

¤Il porte bien la voile;

¤ Il a des mouvements extrêmement doux.

¤ Il gouverne parfaitement.

¤ Il marche mieux que tous les Vaisseaux avec qui il s'est éprouvé, sa supériorité paraît davantage à la bouline en ce qu'il dérive peu et gagne toujours au vent.

¤Tous ceux qui ont navigué sur Le Fleuron ou l'ont vu naviguer, le regardent comme un vaisseau parfait.

 

 Les dimensions principales de ce vaisseau sont :

 longueur 145 pi 8 po (47.20m)

 largeur 39 pi 4 po (12.73m)

 creux 18 pi 2 po (5.88m).  

 

 Le Fleuron est bien caractéristique de l'Ecole Française du début du XVIIIème siècle. Les méthodes de fabrication des vaisseaux n'ont pas encore subi l'influence des constructions anglaises ou hollandaises qui feront évoluer, quelques années plus tard, l'architecture navale française. Le Fleuron méritera bien son nom car il sera un des meilleurs navires de la flotte de Louis XV.

Les remarques à son sujet sont fort éloquentes : "tous ceux qui ont navigué sur Le Fleuron ou qui l'ont vu naviguer le regardent comme un vaisseau parfait".

 Son armement est constitué de 24 canons de 24 livres en fer sur le premier pont, 26 canons de 12 livres au second pont

et 10 canons de 6 livres sur les gaillards.

Cet armement se réduit à 60 canons en période de paix.
 

 

C'est le 20 février 1732  que le Vaisseau est complètement achevé.

Croquis des Edtions Ancre

 

Après plusieurs campagnes honorables; le Vaisseau

brûlât dans la rade de Brest le 1 février 1745